23 août 2019
International Italie

Atalanta Bergame – Lazio Rome : une coupe, deux enjeux

Le club lombard peut ajouter ce soir une deuxième ligne à son palmarès et ainsi récompenser une saison réussie au delà des attentes initiales. Il devra pour cela disposer de la Lazio qui aura l’avantage de jouer à domicile, au Stadio Olimpico. 

Une Coupe d’Italie en 1963 pour seul palmarès au plus haut niveau, pour un club fondé en 1907, il faut le reconnaitre ce n’est pas gargantuesque. En Lombardie, les armoires à trophées garnies se trouvent davantage à Milan que du côté de Bergame. Pourtant, depuis quelques années le club du président Antonio Percassi nourrit des ambitions plus élevées. Quatrième de Serie A en 2017, l’Atalanta occupe actuellement la même place, coincé entre les deux Milan et, à deux journées de la fin peut plus que jamais croire à une qualification en Ligue des Champions.

Cette course à l’Europe n’a pas incité les bergamasques à lever le pied en Coupe d’Italie où, pour arriver en finale ils se sont défaits de l’épouvantail Juventus en quart (3-0) puis de la Fiorentina en demi (3-3/2-1).  Pour soulever la Coupe et  concrétiser une superbe saison, les hommes de Gian Piero Gasperini devront s’imposer face à la Lazio, qui aura l’avantage de jouer à domicile et pourra compter sur le retour de son buteur phare, Ciro Immobile.

Les joueurs de la capitale auront certes l’envie de remporter une nouvelle coupe d’Italie – la quatrième au XXIème siècle- mais ils savent aussi que cette finale est leur dernière chance d’obtenir un billet européen. Huitième en championnat avec quatre points de retard sur les places qualificatives en Ligue Europa, les Laziali ne veulent pas rater cette opportunité. Surtout dans une fin de saison poussive ( quatre victoires en dix matchs), en totale opposition avec la dynamique de leurs adversaires du soir qui livrent un sprint final impressionnant et restent invaincus depuis onze matchs.

Si la Dea venait à s’imposer, portée par un collectif sans star mais menée par un trident offensif Gomez-Ilicic-Zapata imprévisible et flamboyant, ce serait une belle revanche pour Gasperini, l’entraineur de 61 ans, boudé par les grands clubs depuis un passage mitigé de trois mois à l’Inter en 2011.

Entre une équipe qui pratique l’un des plus beaux football transalpin et une autre qui joue sa saison sur un match, l’affrontement s’annonce alléchant.

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