23 août 2019
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Copa America : le bilan

La 46ème Copa America a livré son verdict dans le superbe stade Maracaña de Rio de Janeiro, avec la victoire du Brésil sur le Pérou. Équipes, révélations, VAR, nous vous livrons notre analyse sur la compétition. 

Le Brésil gagne finalement sa Copa. Sur le papier, au vu du palmarès et de l’effectif, rien de plus logique. Mais la vérité du terrain n’est pas forcément celle des statistiques. La Seleçao, hormis le match de poule contre le Pérou, a semblé trop suffisante dans les 30 derniers mètres. Elle se procure bien sûr beaucoup d’occasions, mais cadre très (trop) peu de ballons, et abuse des gestes techniques pour finalement se compliquer la tâche.

La vraie satisfaction brésilienne de cette Copa est finalement sa défense. Marquinhos et Thiago Silva tiennent la baraque. Et puis, la nouvelle pépite et révélation Everton, a donné un souffle nouveau à cette équipe. Joker de luxe les deux premiers matchs, le joueur de Gremio n’a plus quitté le onze titulaire par la suite. Le chant des sirènes des championnats européens va certainement arriver à ses oreilles.

Le finaliste péruvien, a joué avec ses armes. Les Incas, habitués des phases finales de Copa America, ont passé un palier supplémentaire, qui laisse augurer un avenir radieux à cette sélection, qui progresse régulièrement depuis une bonne dizaine d’années. Ils se sont offert quand même, L’Uruguay, et le Chili qu’ils ont fait exploser en demi finale. Il faudra dorénavant compter sur le Pérou dans le paysage sud-américain.

Les Argentins, eux, ont littéralement ramé toute la compétition, et finalement, se sont éliminés tout seuls. En restant dans leur système de jeu basé sur  Léo Messi, l’Albiceleste a oublié tout le reste. Surtout que le Messi du Barça, n’est pas celui de la sélection. Hors de sa zone de confort catalane, la Pulga redevient presque un joueur normal, incapable de tenir le poste de meneur que Maradona avait su déifier. On peut également s’interroger sur la présence récurrente sur le banc de touche d’un Di Maria, ou d’un Dybala.

Le Chili, double tenant du titre, a finalement payé son manque de renouvellement d’effectif et de génération. La Roja a aligné quasiment le même 11 victorieux (8 sur 11), de la Copa 2015. L’expérience a suffi jusqu’en demi finale, mais s’est révélée insuffisante contre la fougue péruvienne. S’ils ne veulent pas retomber dans l’anonymat, les Chiliens ont tout intérêt à faire éclore de nouveaux joueurs.

L’Uruguay a tenu son rang, mais n’a pas su être efficace contre le Pérou, en quart de finale. La Céleste, impressionnante en poule, échoue aux tirs aux buts, contre des Incas qui n’ont même pas cadré un tir du match. Elle aura énormément de regrets, surtout quand des joueurs comme Cavani ou Suarez montrent autant de classe.

On peut regretter également la prestation colombienne en quart contre le Chili, après une phase de poule somptueuse.

À signaler également les bonnes prestations du Qatar et du Japon, qui ont porté avec fierté leurs couleurs, et démontré des qualités de jeu intéressantes.

Le VAR en question 

Utiliser une technologie qui doit normalement aider les arbitres, semblent une avancée positive pour le football. Mais voilà, du côté sud américain on l’utilise à outrance, et le jeu en pâtit grandement. Buts annulés, cartons rouges plus que douteux (allez demander à Lionel Messi ce qu’il en pense au vu de son expulsion plus que discutable contre le Chili), arrêts de jeu en cascade etc…

Lors des quarts de finale, 3 sur 4 se sont soldés par des 0 à 0. Il y a pourtant eu des buts, mais tous annulés par le VAR, certains très contestables. Dès lors, le spectacle passe au second rang.

Si l’on veut que le VAR profite au football, il faudrait revoir vraiment son utilisation, et le laisser dans son rôle d’aide à l’arbitrage. La vidéo ne doit pas se substituer à la décision humaine.

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