mer. Déc 7th, 2022

Les joueuses de Thomas Darracq ont fini par faire sauter le verrou italien pour décrocher leur billet pour les demi-finales du Mondial, ce samedi.

Les Bleues se sont enfin lâchées, comme leur sélectionneur l’espérait. Certes, il aura fallu attendre l’heure de jeu avant de retrouver le XV de France , mais le voilà dans le dernier carré de la Coupe du monde grâce à sa large victoire (39-3) contre l’Italie, samedi 29 octobre.

La rencontre est longtemps restée aussi crispante que cet essai manqué (47e) par Charlotte Escudero : en sortie de mêlée, la troisième ligne centre laissait échapper le ballon dans l’en but après avoir fait le plus difficile. Une approximation parmi tant d’autres (en avants, fautes au sol, touches perdues) qui ont longtemps empêché les Bleues de valider leur domination (60% de possession et d’occupation en première période). Au total, deux essais ont été annulés après arbitrage vidéo.

« Encore une fois, on démarre très bien, on marque sur une de nos premières occasions. Derrière, on a des occasions, mais il y a des approximations, des détails qui nous coûtent. On va un peu trop vite, et on ne concrétise pas », résumait le patron des Bleues Thomas Darracq à la pause. Si la machine offensive s’est grippée, les coéquipières de Gaëlle Hermet ont progressivement usé les corps en s’appuyant sur une mêlée conquérante et quelques mauls bien orchestrés.

Pourtant, les Bleues étaient parfaitement entrées dans leur match. Tandis que les Italiennes montraient des signes de fébrilité, loupant leur engagement ou laissant échapper un ballon tout juste récupéré, les Tricolores faisaient le choix d’exploiter le moindre ballon de récupération à la main pour les maintenir sous pression. Dès la 3e minute, l’arrière Emilie Boulard perçait la défense transalpine d’une feinte de passe et d’un crochet malin, avant de servir son ailière Joanna Grisez, qui fonçait inscrire le premier essai de la rencontre (7-0, 3e).