La Lazio sauvée par SMS

Le joyaux serbe du club romain, incertain avant le match, est sorti du banc comme un diable de sa boite pour offrir à la Lazio sa septième coupe d’Italie au terme d’un match des plus terne. 

C’est sur une pelouse détrempée que les joueurs entrent sur la pelouse du Stadio Olimpico et nul doute que cet argument ressortira dans la bouche des acteurs pour justifier -ou du moins atténuer-  le triste spectacle proposé au cours de cette finale. Un match tendu, haché et parsemé de déchets techniques et d’approximations.

Le début de match est marqué par un fort engagement et de nombreuses imprécisions. L’Atalanta frappe en premier dès la deuxième minute – une frappe de Gomez arrêtée en deux temps par Strahoska le portier romain- mais ensuite plus rien ou alors pas grand chose. La rencontre est équilibrée, les défenses bien en place. Les deux équipes s’observent et les spectateurs, déçus d’assister à un match fermé, commencent à siffler. Il faut attendre la 25ème minute pour la première occasion. Une occasion pour la Dea à l’image du jeu proposé lors de cette finale: un cafouillage dans la surface puis une frappe de De Roon contrée qui termine sur le poteau romain.
La fin de la première mi-temps sera marquée par des joueurs de plus en plus nerveux et sanctionnés de trois nouveaux avertissements.

Au sortir des vestiaires, la tension est toujours aussi palpable et Ilicic parait particulièrement ciblé. Une frappe de Castagne pour l’Atalanta à l’entrée de la surface, captée en deux temps et le match retombe dans sa médiocrité. Dans un camp comme dans l’autre, les passes sont trop longues ou trop en retrait, les centres trop imprécis et les fautes hachent davantage une partie durant laquelle le ballon n’arrive dans la surface adverse que lors de coups de pieds arrêtés.

Il faut attendre le dernier quart d’heure pour que la rencontre s’anime un peu ou du moins bascule.
A la 76ème, Gomez, le capitaine bergamasque, tergiverse dans la surface puis, à court de solution, envoie un centre-tir qui heurte l’arrête extérieure du but de Gollini.

Deux minutes plus tard, Simone Inzaghi va donner un nouveau regard sur la saison romaine en lançant Milinkovic-Savic dont la présence sur le banc n’était pas acquise en début de semaine. Trois minutes après son entrée en jeu, à la réception d’un corner de Leiva, le milieu serbe d’1.91m vient placer une jolie tête décroisée qui termine sa course au fond des filets.

Dans la foulée de l’ouverture du score, Gasperini effectue ses trois changements simultanément pour conjurer le sort mais il est trop tard. L’Atalanta ne se procurera pas la moindre occasion de revenir dans le match et s’expose aux contres que la vitesse de Correa exploite à merveille. Après un premier duel perdu face à Gollini, le milieu offensif arrivé de Séville l’été dernier ne ratera pas sa seconde tentative et tuera tout suspens.

La Lazio Rome remporte sa septième Coupe d’italie et s’offre par la même occasion un billet pour la prochaine Ligue Europa. Pas certain cependant que cela soit suffisant pour que Simone Inzaghi continue son aventure sur le banc laziale.

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