Le bilan de la Ligue 1 à la trêve

On n’a joué que 17 journées de Ligue 1 mais c’est déjà la trêve pour cette étrange saison. On a fait comme si tout était normal mais rien ne l’était vraiment dans cette L1 qui reste indécise à tous les niveaux.

Cette saison, d’abord, il a fallu s’habituer à des stades clairsemés puis complètement vides, crise sanitaire oblige. Un spectacle difficile à suivre, rédhibitoire pour beaucoup, dans ces enceintes résonnant d’une tristesse sans nom.

En tête de la L1, on attendait le PSG et les Parisiens n’ont été que rarement au rendez-vous. D’entrée, les hommes de Tuchel ont montré de gros signes de faiblesse en cédant face à Lens et Marseille. Après sont venues des victoires qui n’ont convaincu personne et une qualification arrachée en Ligue des Champions. Derrière, Thomas Tuchel n’a pas résisté à la pluie de critiques et a été remercié la veille de Noël.

Son successeur, vraisemblablement Mauricio Pochettino, aura beaucoup de travail pour s’imposer en Ligue 1 et sur la scène européenne.

En L1, Lyon et Lille ont profité du parcours mollasson du PSG pour lui griller la politesse et devancer conjointement le favori d’une unité. Si on attendait un peu les Lillois, les Lyonnais, ont fini comme un boulet de canon et prennent la pôle à la faveur d’une différence de but favorable par rapport au LOSC.

Si Lyon semble vraiment lancé, on peut se poser des questions sur le LOSC qui a été cédé par Gérard Lopez à Olivier Létang dont la nouvelle direction devra procéder à des ventes. On parle d’ailleurs déjà d’un départ de Renato Sanches cet hiver vers la Premier League et plus précisément à Liverpool.

Derrière ce trio, Rennes est revenu de nulle part et, désormais un peu décroché, Marseille qui s’est souvent vu trop beau, trop tôt, se retrouve finalement à huit longueurs de la tête, un retard qui ne pourra pas être remonté avec les deux rencontres en retard.

Du côté des bonnes surprise, la première est incontestablement Lens au niveau comptable. Les Artésiens ont recruté intelligemment avec, en tête, Seko Fofana, Kakuta et le prêt du Parisien Kalimuendo. Lens est 7eme et engrange des points précieux en attendant le maintien, et, qui sait, peut-être mieux.
Au rayon des satisfactions en terme de qualité de jeu, on n’a pas vraiment pu compter sur les gros bras cette saison, en dehors de Lille de temps en temps. Il a fallu se tourner du côté de Montpellier et de Brest. D’un côté les inséparables Laborde et Delort ont fait parler la poudre devant le métronome Mollet.

De l’autre, à Brest, c’est la révélation d’un talent délaissé du Rocher qui a donné du volume au milieu de terrain brestois. Romain Faivre, mis de côté par les Monégasques brille cette saison avec les Brestois mais aussi l’équipe de France Espoirs. Dans son sillage, les artificiers Cardona et Honorat font merveille avec la tour de contrôle Mounié. L’ancien Montpelliérain et le joueur qui remporte le plus de duels aériens en Europe

Enfin au rayon des déceptions, on retrouvé inévitablement les relégables Dijon et Nîmes, qui faute de moyens, sont en difficulté. Cependant, l’autre promu, Lorient tient la palme de la plus grosse déception avec des moyens mis sur la table. Les Merlus ont beaucoup dépensé cet été avec Grbic (10,5M), Moffi (8M), Boigard (4M), Laurienté (4M) et Monconduit (2M) pour un résultat très insuffisant car les joueurs de Pélissier partagent la dernière place de Ligue 1 avec les Dijonnais et les Nîmois. Pour ces clubs, il y a six mois pour se rattraper.

Avec deux points de retard sur un Strasbourg, lui aussi très décevant et trois sur des Nantais qui ont fait le curieux pari de miser sur Raymond Domenech, aka le pire entraîneur depuis Louis XVI selon Eric Cantona, la donne peut encore largement changer dans notre chère Ligue des Talents.

On espère juste qu’on pourra suivre le spectacle (coucou Médiapro).

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