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Le football au second plan

Depuis l’allocution d’Emmanuel Macron lundi soir, le microcosme du football est en ébullition. Le confinement est prolongé jusqu’au 11 mai et les rassemblement de plus de 100 personnes sont interdits jusqu’à la mi-juillet mais la Ligue 1 et la Ligue 2 ont préparé leur plan de bataille.

L’Equipe a dévoilé que les décideurs de la LFP ont mis en place deux scénarios pour l’élite. L’un débutant le 17 juin et avec obligation d’enquiller au moins deux matchs par semaine et l’autre avec une reprise plus tôt, le 3 juin qui réduirait à trois semaines la préparation physique avec par contre, du coup, un mois de juin moins dense en nombre de matchs.

Une reprise de la compétition dictée, non pas pour le sport, non pas pour le public mais juste pour réamorcer la pompe à fric. Les gros clubs de Ligue 1 étant au bord du précipice avec les perfusions constantes des droits TV et un quotidien basé sur du prévisionnel et des salaires fixes énormes.

Pourtant, le 11 mai, ce n’est en rien une date sûre et certaine. C’est un objectif, la situation sanitaire est grave même si dans certaines régions, on ressent moins les sombres secousses du Covid-19 et on n’a aucune garantie que l’épidémie ne se relance pas.

Ce qui compte et devrait motiver tout le monde, ce n’est pas de retrouver un spectacle bancal dans le froid d’un spectacle à huis-clos c’est avant tout de trouver la solution face à ce virus car, le Coronavirus sera toujours présent au mois de juin.

Devrait-on alors tester chaque joueur, arbitre, membre du staff, officiels, avant chaque match de Ligue 1 (deux fois par semaine, rappelons-le) ? Ce n’est pas sérieux.

Éthiquement, sportivement, la saison est terminée. Si la Ligue force à la reprise les joueurs (qui pour l’instant n’ont pas voix aux chapitre, ce qui est un comble), dans quel état physique seront-ils? Ont-ils envie de prendre le risque de contracter une maladie qu’on ne maîtrise pas et de la transmettre aux leurs en rentrant et de relancer l’épidémie?

Doit-on rappeler que l’un des matchs de Ligue des Champions entre l’Atalanta Bergame et Valence est fortement soupçonné d’avoir fait de la Lombardie un des noyaux de la pandémie? Faut-il recommencer pour comprendre?

Le football ne devrait-il pas plancher plutôt sur la prochaine saison et son futur diffuseur Mediapro?  Si on écoute les dirigeants les plus « intéressés », on doit fusiller l’équité sportive de la compétition en bâclant les dix derniers matchs pour produire un classement avec 38 journées diffusées à la TV, mais êtes vous sûr d’être diffusé à la TV l’an prochain et surtout de toucher l’argent promis qui vous fait oublier l’essentiel aujourd’hui?

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