30 septembre 2020

Le report de Lens – PSG démontre les manquements de la LFP

Comment peut-on demander à une équipe qui vient de jouer la finale de la Ligue des Champions et accessoirement de changer de saison de jouer six jours après son premier match de championnat. C’est une nouvelle performance de la LFP qui avait décidé de faire reprendre la Ligue 1, le week-end de la finale de la Ligue des Champions.

La France a stoppé son championnat plus tôt que ses voisins à cause de la pandémie et a donc eu tout son temps pour caler son calendrier. Malheureusement, preuve de la confiance des dirigeants du foot français envers leurs représentants, ils ont décidé de faire reprendre Ligue1, Ligue2, N1 et N2 le week-end de la finale de la Ligue des Champions.

Conséquence, Lyon, qui avait joué sa demi-finale de Ligue des Champions contre le Bayern Munich, ne pouvait pas jouer trois jours après. Ce sont donc Montpellier et Metz, adversaires de Lyon et du PSG, qui se sont trouvés lésés.

Le PSG, lui, a joué sa finale dimanche et n’est revenu à Paris que lundi. La LFP ne semblait pas voir un problème dans le fait de les faire jouer le samedi suivant à Lens. Cinq jours après leur retour sur le sol français.

Alors qu’en dehors de Lyon et du PSG, aucune autre équipe du final 8 de Lisbonne n’a repris de compétition nationale, il a fallu que le PSG formule la demande du report de sa rencontre contre Lens en faisant des malheureux dans l’Artois mais il était impossible de jouer ce match.

Le PSG a joué un quart de finale, une dem-finale et perdu sa finale de Ligue des Champions en quinze jours à Lisbonne. Une décharge émotionnelle et physique qu’il sera difficile à récupérer.

Lyon, en ayant perdu sa dem-finale, a donc » le privilège » d’avoir eu cinq jours de récupération de plus. Mazette.

On se demande encore, comment, à la LFP, personne ne s’est rendu compte de l’incohérence. Comment personne n’a tilté sur le fait que le PSG et Lyon terminaient leur saison et devaient enchaîner sur la suivante en l’espace d’une semaine.

Les Parisiens étaient « focus » sur leur compétition, on pouvait difficilement leur demander, entre la demi finale contre Leipzig et la finale contre le Bayern Munich, de penser à la cohérence du calendrier de L1.

Vraiment, chez les dirigeants du football français, il n’y a pas quelqu’un s’est dit qu’il fallait exempter d’office les deux équipes présentes à Lisbonne des deux premières journées?

Et n’allons pas croire que ce report est un cadeau fait au club parisien qui jouera contre Lens le 10 septembre finalement puis recevra l’OM le dimanche 13 septembre et devra se rendre à Metz le mercredi suivant.

Toute la cohérence du football français ! Après s’être fait taper sur les doigts pour les dates d’ouverture de son mercato estival et pénalisé ses clubs avec une fermeture imposée en juillet, la LFP écrit un nouvel épisode de sa formidable gestion des événements.

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