16 octobre 2019
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Le VAR est-il mort hier soir à Brest?

Le derby breton entre Rennes et Brest a accouché d’un 0-0 de bonne facture mais loin d’être exceptionnel. Cependant, on va certainement parler pendant de longues semaines du but refusé aux Rennais après une cacophonie qui a duré huit minutes  à cause du VAR.

64ème minute du jeu d’un Brest – Rennes bloqué : Traoré tente un centre-tir lointain, Larsonneur boxe et se prend un impact énorme avec Castelletto qui le percute au niveau des côtes. Siebatcheu pousse le défenseur brestois sur son gardien, ce qui occasionne ce gros choc.

Les joueurs s’arrêtent et alors que le ballon revient sur Raphinha qui pousse le ballon dans un but vide alors que Monsieur Turpin avait donné faute sur Larsonneur (64e).

Après cinq minutes de soin, l’arbitre écoute son oreillette et désigne le centre du terrain, il accorde le but auquel personne n’a prêté attention ! Les Rennais sont fous de joie, les Brestois, ivres de colère, réclament que l’arbitre aille voir de lui-même les images.

Il aura fallu attendre huit minutes pour que Clément Turpin consente à voir ces images pour finalement confirmer sa première décision : la faute de Siebatcheu est bien présente et empêche Larsonneur d’intervenir sur le reste de l’action.

Le but est logiquement refusé mais pour le coup, l’arbitre de la rencontre a été totalement abandonné par le VAR qui l’a même induit en erreur. Formidable outil que le VAR, sauf quand il est aussi mal utilisé et ça devient trop fréquent en L1.

De son côté, Rennes a déposé une réserve mais elle n’a aucune chance d’aboutir, l’arbitre ayant pris sa décision en ayant connaissance de tous les faits de jeu en s’appuyant sur une faute existante.

Le problème est que, si les Brestois, Chabonnier en tête, n’avaient pas autant défendu leur cause, ils auraient été floués d’un but entaché d’une faute. Alors, ce match aura-t-il des conséquences? Est-ce qu’il y aura une jurisprudence Brest?

Monsieur Turpin a pris la bonne décision dès le début et le VAR, au lieu de l’aider, l’a aiguillé vers une mauvaise et a crée une situation très tendue sur, et autour du terrain.

Pourquoi Clément Turpin n’a pas été voir l’écran? Sur BeinSport, lors de PSG – Strasbourg samedi après-midi, Christophe Josse avait avancé que l’arbitre qui allait voir l’écran et se déjugeait avec l’appui des images voyait sa note dégradée.

Si tel est le cas, les instances arbitrales ont ôté le principal intérêt du VAR : celui de réparer une injustice. L’utilisation qui est faite de cet outil sensé aider ceux qui sont présents sur le terrain est en train de tuer le libre-arbitre de l’homme en noir. Un comble pour un système nommé ASSISTANCE Vidéo à l’Arbitrage.

Au final, au lieu de réparer l’injustice, de nouvelles injustices se multiplient tous les week-ends, à un tel point qu’on se demande de plus en plus si le tout récent VAR n’est pas déjà en train de disparaître.

1 commentaire

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Patrick GADAN 15 septembre 2019 at 19 h 10 min

Le var est un très bon outil que malheureusement les arbitres Français utilisent très mal certaines fois, hier à Brest, aujourd’hui à St Etienne. Comme cette action de la 52è minute, une honte arbitrale. Quel désastre !!!!!

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