21 septembre 2020

Lettre ouverte à Cavani

Tu nous as fait rêver mais à la fois tu nous a agacé. Adulé par le Parc des Princes tu t’apprêtes à nous quitter.

Ce matin, la presse t’annonce à Madrid, à l’Atlético, un club de guerriers. Un club qui te ressemble et te respectera. Le respect s’est perdu ces derniers mois au PSG avec un entraineur qui te cantonne au banc de touche, comme un vulgaire remplaçant du remplaçant.

10 petits bouts de matchs depuis le début de la saison, 434 minutes jouées. Plus de 100 minutes de moins que le goleador Choupo-Moting. Malgré ça Edi, tu restes professionnel. On ne t’entend pas dans la presse, on ne te voit pas râler sur le banc. Un peu d’agacement certes, mais c’est normal.

Quelle tristesse hier soir de te voir rater l’immanquable contre Nantes dans les arrêts de jeu. Le genre de loupé dont seul toi a le secret et qui fait de toi un joueur dont on se souviendra. Capable du meilleur comme du pire.

Souviens-toi au Vélodrome, le 22 octobre 2017. Nous étions menés 2-1 contre l’OM, Neymar avait vu rouge, et tu as sorti le grand jeu. Un coup franc dont Mandanda fait encore des cauchemars.

C’est l’un de tes 195 buts sous le maillot parisien. Comment peut-on aujourd’hui oublier que tu es le meilleur buteur du club, devant Zlatan?

Zlatan qui t’as fait tant d’ombre dans le passé, t’obligeant à jouer sur le côté droit, à venir défendre comme un chien et à te sacrifier pour le collectif.

La saison est longue et nul doute que tu auras la chance de montrer, démontrer, encore une fois que tu es l’âme de cette équipe. Le caractère qu’il manque à cette équipe. Tu sauras te montrer patient face à l’insolence d’Icardi devant le but.

El Matador, tu resteras à jamais dans nos coeurs. Bien après le 30 juin 2020.

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