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Samuel Ollivier : « On est heureux d’être là »

Samuel Ollivier, commentateur et journaliste sur BeIN SPORTS que l’on connaît notamment pour être l’homme aux commandes du Multi Ligue2 le vendredi et de l’affiche du samedi en compagnie de Robert Malm, est actuellement en Russie pour couvrir l’actualité des Bleus lors de cette Coupe du Monde. Il nous explique son quotidien durant la compétition.

Photo : PANORAMIC

Samuel, déjà, comment ça se passe en Russie, le climat n’est-il pas trop rude?

« Ça se passe bien, on a eu, du point de vue du climat, à Istra au camp de base des Bleus, des conditions délicates, les deux ou trois premiers jours ou c’était assez changeant. Mais, depuis notre retour de Kazan, nous avons, du matin au soir, un temps très agréable. Nous sommes vraiment entrés dans une Coupe du Monde estivale comme on l’aime. On est dans d’excellentes conditions de travail. Je sais pas si c’est un signe mais le soleil est arrivée après la victoire française. »

Justement comment se passe votre travail au quotidien en Russie?

« Au Brésil en 2014, ou en Russie en 2018, on est sur un événement organisé par la FIFA, avec leurs normes. Quelque soit le pays où l’on se trouve, on est dans des conditions de travail qui sont vraiment bonnes. La petite difficulté qu’on peut rencontrer au quotidien, c’est sur la communication avec les Russes parce que très peu parlent anglais. Et comme nous n’avons pas tous la chance ou le talent d’Anne-Laure Bonnet, ça peut parfois être délicat de se faire comprendre mais on arrive, à force de gestes, à se faire comprendre. »

« Le triptyque de la couverture de l’équipe de France, c’est direct, info et reportage. »

L’Équipe de France a déçu par la qualité de sa production. Il y a eu un vrai soulagement avec ce succès arraché contre l’Australie (NDLR : interview réalisée le 19 juin 2018)?

« On sait toujours que les premiers matchs de Coupe du Monde, et on l’a vu pour les autres favoris, sont des matchs difficiles, au moins, du point de vue de l’émotion, à gérer. C’est encore plus vrai pour l’équipe de France avec sept des onze joueurs alignés par Didier Deschamps qui n’avaient jamais joué un match de Coupe du Monde. Il fallait passer ce premier obstacle avec la victoire. Très clairement, tout le monde a été d’accord parmi les observateurs et les joueurs eux-mêmes, pour dire que la production, le contenu, n’avait pas été au niveau qu’on espérait. Ceci étant, les trois points sont là et ça permet de travailler plus sereinement. Si l’équipe de France veut tenir son rang et être dans le dernier carré comme le souhaite Noël Le Graët, le président de la Fédération, il va falloir que le niveau de jeu soit plus élevé. »

On assiste à une Coupe du monde où l’on voit pas mal de favoris à la peine…

« En fait, nous, à Istra, on voit peu de matchs car on est souvent en direct sur BEIN tout la journée, de 7h le matin à minuit le soir mais de ce qu’on a pu voir par extraits, on est sur une Coupe du Monde qui ressemble à une Coupe du Monde des surprises. Ceci étant, les Bleus comme les autres ont passé le cap du premier match où les jambes peuvent trembler. ça va peut-être permettre aux favoris de se remettre en place et d’être plus serein pour les deuxième et troisième match. »

Screen BeIN SPORTS

BeIN SPORTS a mis en place un très gros dispositif pour suivre la Coupe du Monde, vous pouvez nous le décrire?

« C’est un dispositif à plusieurs étages avec d’abord tous les matchs diffusés. On est la seule chaîne en France à pouvoir proposer l’intégralité de la compétition. C’est le point fort N°1 dans cette Coupe du Monde. Ensuite, parmi les autres points forts, il y a la présence d’envoyés spéciaux partout dans le pays pour toutes les grandes équipes, y-compris l’équipe de France où nous avons la chance d’assurer le quotidien sur l’actualité des Bleus. Parmi ces personnes, il y a Clément Grèzes, Alexandre Carré et Florian Demez qui sont les autres journalistes qui proposent à la fois des duplex et des infos de 7h à minuit. On a aussi, quotidiennement, des reportages qui viennent densifier le contenu de l’antenne.Le triptyque de la couverture de l’équipe de France, c’est direct, info et reportage. »

« Ma passion initiale, c’est la radio. »

Ça ressemble à la cadence d’une chaîne info qui couvre un gros événement ponctuel, sauf qu’ici, ça dure un mois…

« Pendant une compétition comme la Coupe du Monde, je pense qu’il y a une grosse appétence du public pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’équipe de France et on se met au diapason. On propose un contenu encore plus dense que ce qu’il peut être le reste de l’année. On est en H24 et 7 jours sur 7 avec l’atout supplémentaire par rapport aux autre chaines, c’est la diffusion des matchs, et par conséquent, des accès privilégiés dans les stades, les sélections pour les premières réactions pour proposer du direct depuis tous les stades russes. C’est notre marque de fabrique tout le long de la saison. »

On vous connaît à la télévision mais c’est à la radio que vous avez débuté…

« Je viens de la radio, c’est ma passion initiale, bien plus que la télévision. La télé c’est un peu venu par accident en travaillant pour RMC. après RTL, j’ai été amené à travailler pour BFM TV et mon premier passage TV sur BFM ça a été lors de la grève de l’équipe de France à Knysna en 2010. Mon directeur en chef me dit « tu vas commenter l’entraînement un quart d’heure et après on passe à autre chose ». On a découvert ensuite comme tout le reste du monde que ce jour-là, l’équipe de France avait décidé ce jour-là de ne pas descendre du bus et on est resté du coup, beaucoup plus longtemps qu’un quart d’heure à l’antenne. C’est comme ça qu’est arrivée la télévision pour moi et c’est comme ça que Florent Houzot a décidé de me faire venir à BeIN Sports pour participer à cette aventure. Ma passion initiale et ça l’est toujours d’ailleurs, c’est la radio. Je l’écoute du matin au soir, c’est un média qui a évidemment beaucoup de qualités à mes yeux. C’est une passion d’enfant qui m’a été transmise dès le plus jeune âge. »

On ne peut pas interviewer Samuel Ollivier sans évoquer la Ligue 2 et le duo que vous formez avec votre acolyte Robert Malm.

« Il faut savoir que même si je suis à des milliers de kilomètres de Robert Malm, je l’appelle très régulièrement et on s’envoie des messages pour parler de la Coupe du Monde mais aussi pour préparer la prochaine saison de Ligue 2. Dès que j’ai une minute de pause à Istra, je pense à ce qu’on va proposer la saison prochaine sur le multi-Ligue 2 et sur le match du samedi. Oui, la L2 n’est jamais loin de mes pensées et par conséquent, Robert n’est jamais loin et c’est vraiment un plaisir de pouvoir travailler avec lui. C’est bien plus qu’un consultant pour moi. S’il remplit admirablement le rôle de consultant, il est aussi quasiment un journaliste puisqu’il est partie prenante dans la conception de l’émission le vendredi ou le samedi dans le contenu et le choix des invités. Il m’aide à les faire venir en plateau, c’est en cela beaucoup plus qu’un consultant classique et il y a une vraie implication et c’est pour ça que j’aime bien travailler avec lui. »

On sent une vraie complicité entre vous…

« Il y a deux choses dans notre façon d’aborder la Ligue 2 sur Bein avec Robert. C’est, en 1, d’abord l’info, ça c’est très clair, la priorité c’est toujours de donner la bonne info qu’elle soit bonne et recoupée et qu’il yen ai un maximum pour que l’abonné puisse s’y retrouver. Ça c’est une chose sur laquelle on ne transige pas. Ensuite, en 2, on parle de football, il n’y a aucune raison de faire la tronche. On est heureux d’être là, on essaye de rajouter par-dessus l’info tout la bonne humeur qu’est la nôtre et tout le plaisir communicatif, je l’espère, qu’on a d’être ensemble pour partager un vendredi soir ou un samedi après-midi. »

« La L2 n’est jamais loin de mes pensées et par conséquent, Robert MALM n’est jamais loin. »

Il y aura des nouveautés l’an prochain?

« Ce qui est bien avec le Multi Ligue 2 et avec Bein Sport, c’est la liberté contrôlée, mais la liberté quand même que nous offre le directeur de la rédaction Florent Houzot. On teste des nouveautés en permanence finalement. Quand on a une idée et qu’elle nous paraît bonne, on la met à l’antenne la semaine d’après. C’est pourquoi, on n’attend pas la rentrée du 27 juillet pour tout changer même s’il y aura des nouveautés et qu’on travaille dessus et pour l’instant, je ne peux pas en dire plus parce que c’est en cours de réalisation. Je peux dire qu’il y aura de la nouveauté avec ce que les gens veulent voir : c’est à dire, un match, un avant-match, un après-match et des envoyés spéciaux sur toutes les pelouses de Ligue 2. Il y aura des interactions avec les abonnés de beIN SPORTS. Il y aura des invités prestigieux. Tout ce qui a fonctionné les années passées sera à nouveau à l’antenne. »

Vous aviez l’air de tenir un truc avec la frappe de Robert Malm en avant-match lors des barrages, non?

« Oui, peut-être que c’est une piste de mettre en place un petit défi, le samedi après-midi quand on est sur le terrain. Ce qui est bien avec Robert, c’est qu’il est toujours partant pour créer et pour qu’on l’utilise parfois dans un registre un peu différent de celui du consultant classique. Peut-être qu’il aura de bonnes idées d’ici le 27 juillet. »

« le fan de foot a envie de voir les plus grandes stars européennes tous les week-ends et ça BeIN SPORTS le permet et le permettra le plus longtemps possible je l’espère. »

En 2020, c’est le groupe espagnol Mediapro qui a acquis les droit du foot en France. On imagine que ça va changer beaucoup de choses pour BeIN SPORTS?

« BeIN SPORTS, c’est une chaîne de télévision qui existe depuis 2012. Depuis, elle a acquis une grande légitimité dans le monde du sport. On a un portefeuille de droits très important et qui ne se limite pas qu’au foot même si en ce qui concerne  la L1 et la L2, on a les droits jusqu’en 2020 et même après pour la L1. D’ailleurs, on va considérablement augmenter la qualité de nos retransmissions sur la L1. Nous aurons la possibilité plusieurs fois dans la saison d’avoir le match prioritaire N°1 de Ligue 1. Il y a aussi les championnats étrangers, nous avons les droits de l’Espagne, de l’Italie, de l’Allemagne, de la Turquie et c’est ça ce que le fan de foot attend. La Coupe du Monde  c’est le grand-rendez-vous mais le fan de foot a envie de voir les plus grandes stars européennes tous les week-ends et ça BeIN SPORTS le permet et le permettra le plus longtemps possible je l’espère. »

PANORAMIC

Est-ce que vous vous intéressez à la culture foot, les livres, les mangas comme le retour d’Olive et Tom, ou les jeux-vidéos avec PES, FIFA ou l’Entraîneur?

« J’avoue, que contrairement à quasiment l’intégralité de ma génération, je suis un peu passé à côté d’Olive et Tom quand j’étais gamin. En ce qui concerne les jeux-vidéos, je ne suis pas un accroc, il m’arrive de temps en temps de jouer à Football Manager quand je suis dans l’avion ou dans le train et que ça dure un peu trop longtemps mais franchement c’est plutôt épisodique. Je ne suis pas passionné par les jeux-vidéos, les dessins animés ou tout ce qui peut-être alternatif au foot. Les livres, les biographies par contre, ça fait partie à 100% de mon job, évidemment, je suis très attentif à ça. Dès que je peux, je prends un bouquin dans mes valises et pendant les vacances, je rattrape tout ce que je n’ai pas réussi à lire tout au long de la saison. »

Justement, en parlant de vacances, est-ce que vous aurez  le temps de vous reposer entre la fin de la Coupe du Monde et la reprise du championnat de L2?

« Non ! Cette saison, je vais avoir même pas sept jours de congés. La finale de la Coupe du Monde a lieu le 15 juillet. Je rentre à Paris le 16 et on reprend en début de semaine suivante pour préparer la L2. Il n’y aura pas de congés mais on parlait tout à l’heure de passion, de plaisir. Je suis clairement dans cette idée-là, de profiter de la chance de pouvoir faire un métier dans le domaine qui me passionne. Les congés, on verra ça plus tard. Et si ça passe bien pour l’Équipe de France, j’espère en avoir encore moins. »

Vous n’aimez pas trop les pronostics mais on peut juste souhaiter que ça se passe bien pour les Bleus…

« On est journaliste et pas supporter mais de la façon la plus honnête possible, ça ferait plaisir à tout le monde que les Bleus nous offrent de belles émotions et que, nous, on ait à retranscrire ces émotions-là aux abonnés de BeIN SPORTS c’est tout ce qu’on souhaite. »

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